Limportance que nous accordions à la vision du cinéaste devenu poète se confirme de façon remarquable avec Encounters. En fait, cet opus nous permet détablir un rapport privilégié entre la vision, le voyage et linconnu Sainte Trinité de la quête cinématographique herzoguienne, auguste chemin menant à la vérité extatique dont le cinéaste se réclame toujours aussi ardemment. En effet, comme nous lavons souligné dentrée de jeu, Encounters est un film-voyage : on y remarque en effet de façon mémorable la grande sensibilité du réalisateur pour cet enjeu aussi bien vigoureusement esthétique que profondément humain. Herzog se déplace en Antarctique pour entreprendre le tournage dun film dans cette contrée qui lui est inconnue. Mais pourquoi un tel voyage, une entreprise pareille? Avec la narration en voix off de son film, Herzog nous livre deux raisons chacune nous procurant une facette de la réponse, une pièce du puzzle esthétique quest la réalisation dans tous les sens du terme de Encounters. Nous voudrions nous attarder sur ces deux raisons, en guise de présentation de lœuvre. Première raison En 1968, il réalise son premier long métrage, Lebenszeichen, qui remporte l au. Ses trois films suivants, et sont présentés à la au. Il gagne ainsi la reconnaissance internationale en tant que représentant du. 18 Si les séquences wagnériennes des deux films de Werner Herzog mentionnés jusquici La Soufrière et Lessons of Darkness sont largement dédiées à des vues aériennes le premier pour tenter de comprendre un volcan qui demeure au fond un mystère complet ; le second pour rendre compte dun espace naturel reprenant possession des débris de la culture technico-scientifique, le cinéaste a progressivement mis en jeu les limites mêmes de cette prétention à vouloir capter une image pure de la nature depuis une position surélevée, supposément désincarnée et éthérée en dépit de son inféodation à la technologie aéronautique. Cest même lune des bases récurrentes du propos de Herzog que de vouloir sattacher à circonscrire ces frontières fascinantes où lhumain cherche à se confronter à lincommensurable, le plus souvent au prix dun échec retentissant. Avec la participation de Dominique Baffier, Jean Clottes, Jean-Michel Geneste, Werner Herzog Le sujet de mon film nest effectivement pas la peine de mort mais les répercussions que des meurtres aussi nihilistes peuvent avoir. Cest comme un cauchemar américain. Même si mon film a suscité des débats sur la peine capitale, ce nest quun aspect du problème. En tant quinvité dans ce pays et Allemand de surcroît, je me vois difficilement jouer les prescripteurs en matière de justice. La plupart de mes films scrutent lâme des hommes. On me demande pourquoi jai voyagé autant, tournant même un film en Antarctique, mais ce qui ma toujours mis en mouvement cest de chercher ce qui constitue lessence de la nature humaine. Il faut connaître le cœur des hommes pour faire un film comme Into the Abyss. Rien na été prémédité dans le documentaire mais quand on regarde au plus profond des êtres, des choses se produisent. Par exemple, larbre qui a poussé en plein milieu de la voiture de la mère de famille assassinée me fascinait. Pour rien au monde, je naurais coupé cette scène. Toutes ces phénomènes naturels laissent à penser quil y a une force supérieure mais je ny crois pas. La nature est suprêmement indifférente. 19 NOV. 18H30 Université de Strasbourg, Nouveau Patio, salle des Thèses Vice : Cela fait plusieurs années que vous vivez à Los Angeles, et vous avez affirmé que cette ville était plus essentielle que nimporte quelle ville des États-Unis. Ça en a déconcerté plus dun, la plupart des gens considèrent que vous avez toujours eu une relation très antagoniste avec Hollywood. rencontres au bout du monde werner herzog Due to security risks and a lack of support for web standards this website does not support IE6. Internet Explorer 6 was released in 2001 and it does not display modern web sites properly. Please upgrade to a newer browser to fully enjoy this site and the rest of the web. After you update, please come back and you will be able to view our site. Werner Herzog : Cest sans aucun doute le film le plus fort que jai jamais fait Toutes les éditions papier Magazine Humanité Dimanche tout le site humanite.fr en illimité 36 Pourquoi ne pas établir, en poussant un peu plus avant le délire interprétatif, un lien entre le mo le frisson dune confrontation au monde, exaltante. Palme dor surprise au Festival de Cannes, le film du réalisateur roumain Cristian Mungiu débute par limage choc de deux jeunes femmes terrifiées dans une chambre dhôtel, discutant avec un homme plus âgé de sang, de draps souillés et du besoin urgent dun sac plastique Pendant tout le film, on néchappe pas à la noirceur mais aussi à lénergie de la caméra traquant la réalité dune société où aucune loi nautorise lavortement, forçant des femmes à recourir au marché noir dans des conditions sordides. Mungiu dresse un portrait amer de son pays de lancien bloc soviétique, mais cest dabord lintimité de son point de vue qui frappe. Le film brille par le sentiment durgence quil déploie à toutes les scènes laction se déroule en une après-midi et une soirée à la fin des années 80 et révèle finalement sa nature surprenante de thriller social et politique. Un exemple de la vitalité du cinéma roumain des années 2000, malheureusement moins évidente aujourdhui tant les conditions économiques se sont durcies. Présent une nouvelle fois devant et derrière la caméra, François Truffaut livre avec La Nuit américaine son film le plus méta. Dans cette mise en abyme où il interprète un réalisateur sur un tournage, Truffaut développe un plaidoyer pour le cinéma comme catharsis et remède aux turpitudes de la vie. En témoigne cette scène où son éternel Jean-Pierre Léaud se prend une véritable leçon nocturne, après avoir demandé à la cantonade : Personne veut me passer 10 000 balles pour aller au bordel? Surtout, Truffaut sy montre comme un artisan, un travailleur plutôt quun artiste, et en profite pour rendre hommage à toutes les petites mains du septième art. Et finalement, démystifier lart, nest-ce pas le premier pas pour le faire coïncider avec la vie? rencontres au bout du monde werner herzog Un extrait de Encounters At The End of The World 2007. HABIB, André, Nicolas RENAUD et Simon GALIERO, Sur le sentier de Werner Herzog, dans Hors Champ, en ligne http:www.horschamp.qc.casur-le-sentier-de-werner-herzog.html Entrevue consultée le 25 septembre 2009. City Blox : Enfin disponible en français-à vos Lego.. Inédits ou rediffs, voici notre sélection des documentaires à découvrir sur vos écrans cette semaine, en direct ou en replay. De quoi sévader, séduquer, respirer ou transpirer une petite heure depuis son canapé. Argentine : glaciers en danger Arte Malgré le réchauffement climatique, le Perito Moreno, en Argentine, est lun des derniers glaciers au monde qui continue davancer, à raison de deux mètres par jour. Sur les lieux de ce contre-exemple quasi unique de la tendance mondiale au recul inexorable des glaciers, les réalisateurs mettent en exergue la dissonance entre Thèmes : Un éloge passionné de la montagne, mêlant expériences vécues, sensations, lectures et rencontres avec des adeptes de ce milieu. Pour créer le personnage maléfique dOctavius Baigne, les réalisateurs se sont inspirés des méchants de la saga James Bond. rencontres au bout du monde werner herzog Tout pour faire le plein didées et savoir où il faut être pour ses prochaines vacances .

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